Jean Grellier - Député des Deux-Sèvres
Votre fil de lecture : Accueil du site · Actualités · Billets d’humeur · UNE PETITE PARENTHESE….. MAIS UNE REELLE PRESENCE

UNE PETITE PARENTHESE….. MAIS UNE REELLE PRESENCE

Ayant dû subir une intervention chirurgicale, j’ai été obligé de ralentir mes activités de parlementaire pour respecter une période de convalescence nécessaire. Pour cela j’ai « utilisé » les quinze jours de vacances parlementaires à Paris du mois d’avril, ainsi que la spécificité des semaines du mois de mai. En conséquence je serai en capacité de reprendre mon activité à Paris début juin. Dès la mi mai je suis en mesure par ailleurs de reprendre totalement mes activités à la permanence de Bressuire, en limitant jusqu’à la fin du mois, les activités de représentation. Cela ne m’a pas empêché de suivre au jour le jour voire heure par heure les principaux dossiers que ce soit à Paris, à travers l’examen des textes de lois qui sont en cours mais aussi les dossiers du territoire et en particulier ceux qui touchent aux entreprises et au milieu économique. Pour cela nous nous sommes organisés avec mes collaboratrices pour adapter nos méthodes de travail.

LES DOSSIERS DISCUTES A L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Comme beaucoup de mes collègues de mon groupe parlementaire, j’ai été très déçu sur la manière dont ont été examinés les textes du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen et qui touchait à la suppression du bouclier fiscal, à l’évolution des revenus pour conforter le pouvoir d’achat et à une modification du texte concernant la suppression des poursuites pour les personnes aidantes celles en situation irrégulière.

En effet par un artifice du règlement de l’Assemblée ces textes n’ont pas pu être présentés et discutés et n’ont fait l’objet que d’un vote public au cours duquel la majorité les a rejetés. Cela augure bien mal de l’évolution du rôle du parlement qui devait pourtant être conforté à la suite de la modification de la Constitution. A travers la rédaction d’un nouveau règlement qui se discute actuellement dans l’hémicycle, c’est tout l’avenir du rôle du parlement qui est en jeu et quelque part de la bonne santé de notre démocratie, même si par les temps qui courent il est bien difficile de mobiliser sur ce genre de questions.

Par ailleurs, j’ai pu suivre les débats et discussions de la loi HADOPI, dont on ne connait pas à terme les conséquences de son application. Les propositions de notre groupe me paraissent bonnes et cohérentes même si elles ont peut être connu un déficit d’explication et de concertation, notamment avec le milieu culturel.

Nous avons pu constater également la médiatisation autour de la loi Hôpital Patient Santé et Territoire au moment de son examen au Sénat. Or lors de son examen à l’Assemblée Nationale, cette mobilisation avait été très difficile à obtenir alors que les problèmes qui font débat aujourd’hui avaient été soulevés en particulier par les collègues de notre groupe parlementaire qui s’étaient heurtés à une position très ferme de Mme BACHELOT Ministre de la santé. Force est de constater aujourd’hui qu’elle vient d’être en partie désavouée (comme beaucoup de ses collègues sur d’autres sujets) par l’intervention du Président de la République toujours autant intempestive et incohérente. Qu’en sera-t-il après l’examen du Sénat ? Reviendra t-elle si elle est modifiée de manière substantielle devant l’Assemblée Nationale ? Toujours est-il que c’est notre système de santé qui est en cause et qu’il faut exercer une grande vigilance et rejeter tout ce qui vise à le fragiliser. Là comme ailleurs, il faut bien constater qu’il y a une incohérence flagrante entre des textes de lois qui continuent de s’inscrire dans un libéralisme débridé et une réalité de la crise qui demande de conforter les politiques de régulation et donc des textes nécessaires qui les permettent et les amplifient.


LES DOSSIERS LOCAUX

Plus localement ce sont les dossiers économiques qui nous mobilisent. Bien entendu le dossier HEULIEZ qui ne manque pas de donner de plus en plus d’inquiétudes au fur et à mesure que les semaines passent et il y a beaucoup à dire sur les différentes manquements qui ont pu être constatés sur ce dossier malgré la mobilisation de tous les acteurs du territoire… Mais il y a aussi d’autres entreprises menacées dans leur pérennité avec des conséquences sur l’emploi.

Heureusement il y a aussi des perspectives de développement même si elles sont ralenties par les effets de la crise financière. Elles s’inscrivent en priorité dans ce que l’on appelle globalement la "croissance verte " et qui touchent les économies d’énergie, les énergies renouvelables, mais aussi la notion d’économie de proximité, de circuits courts etc…. Certes cette période de mutation ne se fera pas sans difficultés, mais nous avons le devoir de l’accompagner de manière à assurer le développement durable de nos territoires.

De plus en plus la réussite de ce développement dépendra plus de la mobilisation de tous les acteurs du territoire que d’hypothétiques interventions du pouvoir central qui est de plus en plus éloigné des réalités du terrain.

Cependant il nous faut exiger de ce même pouvoir central notre dû en terme de solidarité nationale, notamment en ce qui concerne les équipements et les services publics de proximité. J e crains qu’aujourd’hui nous devions « HAUSSER LE TON » pour obtenir notre dû que ce soit en termes de desserte routière en particulier pour la réalisation de la RN 249, mais aussi pour obtenir rapidement l’engagement financier de l’Etat dans le cadre « d’hôpital 2012 » pour la réalisation du plateau technique unique du Centre Hospitalier Nord Deux Sèvres à Faye l’Abbesse.

Nous devons aussi être exigeants pour le maintien de services publics de proximité qui risquent d’être menacés dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques, la RGPP, mais aussi pour le maintien, l’évolution et le développement des filières de formation à l’intention de nos jeunes lycéens ainsi que pour les formations post-bacs.

Il y a donc du « pain sur la planche ».

Pour ma part, je suis très mobilisé sur l’ensemble de ces questions et sur tous ces dossiers mais je pense en même temps que cette mobilisation doit être collective et que c’est dans ce cadre que nous réussirons ensemble dans l’évolution et l’organisation de notre territoire, malgré les difficultés actuelles qu’il ne faut pas nier.

J’en appelle donc pour les prochaines semaines, les prochains mois, à une mobilisation de tous les instants et de tous les acteurs pour franchir les obstacles et les difficultés mais aussi porter les projets innovants facteurs d’espoir pour l’avenir, et qui doivent aussi s’inscrire dans des notions de solidarité aujourd’hui indispensables à notre développement et qui passent par une plus juste répartition des richesses produites.