Jean Grellier - Député des Deux-Sèvres
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INTERVENTIONS EN SEANCE PUBLIQUE


  • Débat d’initiative parlementaire sur le bilan de santé de la PAC

    26 mars 2009
    Intervention de Jean GRELLIER sur la filière laitière dans le cadre du débat d’initiative parlementaire sur le bilan de santé de la PAC
  • Heuliez, perspectives,

    Ministère de l’Industrie
    Question N° : 1171
  • Intervention dans le cadre de la discussion générale sur le projet de loi relatif à l’entreprise publique La Poste

    17 décembre 09

    Monsieur le Président Monsieur le Ministre Mes chers collègues

    Il a fallu la parution d’un article du Monde, le 4 juillet 2008, pour que les 285 000 postiers français apprennent que les dirigeants de la Poste et le gouvernement envisageaient un changement du statut de l’entreprise, suivi d’une ouverture de capital. Information confirmée le 28 aout de la même année par Jean-Paul Bailly, président de la Poste, qui prévoit la transformation en société anonyme pour 2010, et l’ouverture du capital pour 2011. Il y a un temps qui nous semble déjà bien loin, où la poste et les télécommunications étaient regroupées en une seule entreprise, connue alors sous le sigle PTT. Avec l’Acte unique européen (1986) et la décision de construire un « grand marché intérieur », est née l’idée de créer des réseaux transeuropéens concernant les télécommunications, les transports et l’énergie (TTE), réseaux bien entendu ouverts à la concurrence. Vous nous dites que la Poste vit une Révolution et que nous devons l’accompagner dans les mutations technologiques qui se profilent. Comment ne pas être d’accord avec cette proposition. Vous nous dites Monsieur le Ministre que vous avez acquis la certitude que le changement de statut était un impératif pour être pleinement en conformité avec le droit européen. Mais vous savez très bien ce qui nous inquiète, ce mot que nous avons tout en tête, vous savez très bien quelle réalité il recouvre. Nous craignons la privatisation, et nous assumons pleinement de le dire. C’est tout à fait possible avec le statut de société anonyme même si Monsieur le rapporteur nous assure que personne ne veut acheter la Poste et que la majorité n’aurait en aucuns cas soutenu un texte menant à la privatisation … Imprivatisable , la Poste ! … le mot a été prononcés assumés et même inventés par vous Monsieur le ministre. Pour celles et ceux qui croiraient encore aux promesses, rappelons que le 6 mai 2004 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie et des finances lors d’un déplacement à Chinon, avait juré que jamais GDF ne serait privatisé : aujourd’hui, l’Etat ne possède plus que 35,7 % du groupe GDF-Suez ! Les mots ont ils encore un sens ? Mais il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui veulent y croire ! Imprivatisable, la Poste ? Peut-on sincèrement le croire au vu du texte sur lequel nous avons déjà travaillé en Commission ? Les faits sont têtus et certains ont encore de la mémoire …chaque ouverture du capital d’une grande entreprise publique s’est traduite quelques années après par la cession au privé. Vous avez alors l’argument imparable. M. le Ministre vous nous en avez fait part le 9 septembre dernier. C’est la Poste elle-même qui demande à être modernisée ! Parole portée il est vrai par son Président et j’oserais dire quasiment par lui seul. A ceux qui interrogent notre histoire, notre identité, il est bon de rappeler que nous avons collectivement au fil des siècles et des décennies bâti ensemble un patrimoine commun grâce au travail et aux richesses accumulées par des dizaines de générations. Aujourd’hui c’est cette notion de patrimoine commun qui est durablement menacée. L’article premier du texte donne à la Poste le statut de société anonyme, alors même que les directives communautaires ne l’imposent pas. De plus, il est inscrit que le capital de l’entreprise sera détenu par l’Etat ou par d’autres personnes morales appartenant au secteur public : on peut craindre un désengagement de l’Etat, et alors une clarification sur le caractère public des personnes morales concernées s’impose. Le but je le redis, c’est certainement à terme la privatisation, mais l’opération est politiquement sensible tant les Français sont attachés à leur Poste : La Poste est d’abord le deuxième service public le plus apprécié des Français ; elle est ensuite le premier employeur avec 300 000 collaborateurs.

    Seuls des opérateurs financiers publics entreront, aux côtés de l’État, dans le capital de la nouvelle SA La Poste, qui recevra 2,7 milliards d’euros pour sa modernisation ! 1,2 milliard d’apport de l’État et un apport de la Caisse des dépôts pour 1,5 milliard. Le montant de 2,7 milliards étant le solde entre le besoin global en investissements de modernisation, de développement et d’innovation, estimé à 6,3 milliards et la capacité d’autofinancement, évaluée à 900 millions d’euros par an pendant quatre ans. Par cette porte ouverte, des capitaux privés peuvent entrer à leur tour au capital, afin que la part de l’État baisse, prélude à une privatisation, comme celles de France Télécom et de GDF. L’augmentation de capital dites vous doit impérativement se faire au niveau de la tête du groupe, seule susceptible d’assurer la cohésion et le développement équilibré du groupe : nous réfutons absolument cette manière de considérer les choses ! Nous prônons un renforcement du capital des branches et des filiales. Moderniser, tel est votre mot, or je croyais que l’on modernisait ce qui était obsolète et fonctionnait mal. Pourtant, le 22 juillet 2008 lors de la signature du contrat de service public de la Poste Madame Christine Lagarde reconnaissait avec satisfaction « Avec un chiffre d’affaires de 20 milliards et des résultats en progression constante, le Groupe La Poste peut être fier de son bilan. Je tiens à féliciter, disait-elle, ici l’ensemble des agents de la Poste, représentés aujourd’hui par leur Président et plusieurs collaborateurs pour leur travail. En effet depuis cinq ans, le groupe La Poste s’est profondément modernisé, diversifié et internationalisé ce qui lui permet de montrer des performances remarquables dans l’ensemble de ses métiers », assurait-elle. Toujours plus alors ? la Poste s’est déjà modernisée mais il faut comprendre que ce n’est pas encore suffisant.. Il ne suffit pas d’être rentable, dégager des excédents, offrir des services diversifiés et être présent à l’international … il faut résolument être moderne ! Mais s’agirait-il d’un nouveau synonyme pour dire privé ?

    Autre réalité que vous voulez nous faire partager : la Poste ne peut pas accroitre son endettement. Je souhaite rappeller ici qu’en 2008, la Poste a déboursé 500 millions d’euros pour acquérir 50 % de l’opérateur espagnol SEUR et 140 millions pour l’achat d’Experian, une société de services en ingénierie informatique. Avec les 500 millions d’euros de SEUR il est possible d’entretenir 1 000 guichets de plein exercice de la Poste pendant dix ans (salaires, loyer, informatique) !

    Lors des débats en Commission, vous vous êtes engagés à ce que le capital de La Poste reste détenu à 100 % par des personnes publiques ; nous vous rappelons, si ce texte est finalement adopté, que vous allez prendre cet engagement devant la représentation nationale et devant tous les Français. Comptez sur notre vigilance à vous faire tenir parole. Nous verrons également si la mission d’aménagement du territoire de La Poste qui est primordiale sera préservée par le maintien de 17 095 points de contact sur le territoire, et si vous inscrivez ce nombre dans la loi, ainsi que par l’attribution à cette mission d’un financement approprié. Par ailleurs je voudrais préciser que rien n’interdit à l’Etat d’apporter au groupe La Poste une aide financière pour l’aider à remplir deux des quatre missions de service public qui lui sont assignées, à savoir la présence postale sur l’ensemble du territoire, ainsi que le transport et la distribution de la presse. Dans ces conditions, la solution la plus satisfaisante paraît être le maintien du statut d’établissement public industriel et commercial (EPIC), statut compatible avec l’ouverture à la concurrence du secteur postal en 2011. Aujourd’hui ce texte nous laisse craindre un avenir difficile pour ce patrimoine commun que constitue la Poste. Avec un dispositif soit disant « modernisé », La Poste risque d’être contrainte, pour l’exécution des missions de service public, de lancer des appels d’offre : ce qui mettrait en cause le maintien de ce partenariat avec les collectivités. Craintes sérieuses aussi s’agissant de l’aspect aménagement du territoire et de l’égalité devant un service public : le financement de la présence postale repose en grande partie sur le maintien de la subvention accordée par l’Etat pour prendre en charge la mission de transport et de la diffusion de la presse. Qu’en sera t-il si ce texte est finalement adopté ? Nous sommes opposés au changement de statut car nous pensons que La Poste peut très bien continuer à fonctionner en restant un établissement public. Lorsque la gauche était majoritaire, elle s’est toujours opposée au niveau européen à ce qu’une directive retire à La Poste le secteur réservé, et elle a obtenu gain de cause. Vos majorités successives et leurs gouvernements ont quant à aux lâché la bride. Enfin, nous sommes très inquiets du risque de disparition de très nombreux bureaux de poste au profit de points de contact, offrant un périmètre de services très restreint et n’apportant aucune garantie de confidentialité.

    La réalité montre que le processus de modernisation-libéralisation conduit systématiquement à la privatisation, d’abord sous forme d’ouverture du capital (il s’agit, nous dit-on, de renforcer l’entreprise pour la rendre plus compétitive), puis par l’abandon progressif de la participation de l’Etat. Le cas de France Télécom est à ce sujet exemplaire, et nous nous battrons pour que cela n’arrive pas à la Poste. Non ce changement de statut ne nous est pas imposé par Bruxelles - il n’est pas inévitable ! Si vraiment la Poste a besoin de capitaux, d’autres solutions existent qui ne supposent pas une privatisation, comme, par exemple, pourquoi pas la levée d’un emprunt obligataire.

    Il y a 170 ans en 1839, nos amis Britanniques ont adopté une Réforme postale qui sera étendue à l’ensemble du monde. Le principe en était simple : la taxe sur le courrier payée par l’expéditeur, et le tarif unique. C’est précisément l’instauration du tarif unique qui a rendu possible par le système de péréquation, la naissance du service public : les activités rentables financent celles qui sont déficitaires, de façon à assurer la mission de service public sur tout le territoire, à un coût supportable par l’ensemble de la population. Il y a 170 ans, une idée moderne était née … Monsieur le Ministre, c’est encore aujourd’hui et plus que jamais, le service public reste la vraie modernité.

  • Intervention dans le cadre du débat sur l’emploi industriel en France

    21 avril 2010

    Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,

    Tout d’abord MERCI à mes collègues qui ont permis la tenue de ce débat sur l’emploi industriel. Compte tenu du temps qui y est consacré, il faut souhaiter qu’il soit le départ d’une réflexion et d’une action d’envergure de notre assemblée sur l’avenir de l’industrie en France, avec deux priorités que sont les emplois correspondants, et l’urgence de la situation.

    En effet depuis 8 à 10 ans, ce sont plus de 500 000 emplois qui ont été perdus dans le secteur industriel dans notre Pays, avec son cortège de perte d’activités, de fermeture d’usines, de délocalisations et de licenciements. L’on a cru trop longtemps que le libéralisme voire l’ultra libéralisme liés à la mondialisation allaient permettre de rebondir et de trouver un certain nombre de solutions, y compris avec des transferts d’emplois dans les services. Pendant ce temps, l’action publique s’est réduite à sa plus simple expression ou bien était diluée dans une panoplie d’aides peu efficaces. Seule la notion de pôles de compétitivités a été mise en œuvre sans pour cela corriger totalement les effets de cette mondialisation non maitrisée qui continue de fragiliser notre industrie.

    La crise financière de l’automne 2008 a accentué les difficultés qui se sont traduites par une accélération depuis 2 ans des fermetures d’usines, des licenciements, et des délocalisations, même si certains secteurs tentent courageusement de résister ou de muter.

    En conséquence, si une mobilisation générale de nos capacités industrielles accompagnée fortement par la puissance publique n’est pas engagée rapidement, nous pouvons avoir de grandes craintes pour les prochains mois et les prochaines années. Effectivement à l’automne dernier, Monsieur le Ministre, vous avez lancé les Etats Généraux de l’Industrie, initiative que l’on peut considérer comme positive que ce soit dans son concept et son déroulement même si les délais d’échanges et de réflexions ont été trop courts, compte tenu des enjeux. Les Etats Généraux ont permis de constater que l’industrie française souffrirait de problèmes de compétitivité de prix, d’un manque de recherche et d’innovation et de difficultés de financement ces différents handicaps, très résumés, étant en partie liés.

    Le jeudi 4 mars dernier, après qu’un rapport lui ait été remis le 16 février à l’Elysée, le Président de la République chez Eurocoopter à Marignane a clos les Etats Généraux de l’Industrie. Malheureusement cette journée ne marquera certainement pas l’histoire de l’industrie française et les propositions du Président de la République sont à mon avis très loin de la révolution industrielle que vous aviez annoncée lors du lancement de ces mêmes Etats Généraux.

    Par ailleurs, elles s’additionnent voire se confondent aux autres procédures déjà engagées ou en cours tels que :

      Certaines propositions du rapport ATTALI
      La notion et l’activité des pôles de compétitivité
      Les récentes assises des territoires ruraux
      Les objectifs annoncés du Grand Emprunt
      Voire pour certains territoires, la mise en œuvre des schémas régionaux de développement économiques, plus les missions confiées à des parlementaires : sur les PME, sur l’économie sociale, etc….ce qui ne permet pas d’obtenir de la cohérence, avec une vision, des objectifs clairs sur l’avenir de l’industrie en France.

    Si bien que les quelques annonces faites par le Président de la République ne répondent en aucun cas à ces enjeux, ni aux conclusions qui étaient nettement plus ambitieuses des groupes de travail nationaux et régionaux des Etats Généraux. L’affectation annoncée de 6,5 milliards du Grand Emprunt, donc en dette supplémentaire pour l’Etat n’est pas, à priori à ce jour, déterminée précisément. C’est ainsi que le douloureux problème du financement et de la capitalisation des entreprises industrielles n’a toujours pas de solution, ni de réponse à la hauteur des besoins.

    L’évolution de la place des salariés au sein des entreprises, mais aussi les thèmes de l’orientation et de la formation des jeunes vers les filières industrielles n’ont pas été abordés par le Président de la République. Il n’a pas manqué toutefois de faire des incantations vis-à-vis de l’Europe ou encore du G 20 et du G 8 mais sans perspectives de résultats à court terme.

    Par ailleurs, l’idée qui peut apparaitre positive du médiateur de la sous traitance, ne pourra s’exprimer que s’il y a une vraie stratégie de rapprochement et de complémentarité entre les grands donneurs d’ordre et les sous traitants dans un véritable esprit de coopération. Celle de l’organisation en filières s’inscrit dans la même exigence stratégique et il est difficile de comprendre comment elle s’intègrera dans la réalité des pôles de compétitivité.

    Ne croyez vous pas Monsieur le Ministre qu’une grande déception affecte aujourd’hui toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour ces Etats Généraux compte tenu de l’ambition que vous aviez affichée lors de leur lancement et du peu de retombées que nous constatons aujourd’hui pour assurer l’avenir de notre industrie mais surtout des emplois et des richesses qu’elle procure encore pour nos territoires. Il est aujourd’hui nécessaire d’engager une action politique publique forte.

    Elle passe à mon avis par la CREATION D’UN OUTIL FINANCIER PUBLIC D’ENVERGURE. Il doit apporter un soutien significatif aux différentes filières industrielles. Il pourrait compenser les Fonds d’investissements trop intéressés par des gains à court terme, mais également le secteur bancaire traditionnel trop peu enclin à prendre des risques, ce qui ne doit pas empêcher de solliciter sa participation. Il faut également achever la décentralisation de 2004 en donnant aux Conseils Régionaux la totalité de la compétence développement économique afin de leur permettre d’agir en proximité sur leurs principales filières industrielles, en s’appuyant sur des coopérations interrégionales et pourquoi pas dans une contractualisation claire avec l’Etat sur les problématiques d’amont et d’aval de l’industrie, intégrant la formation, la recherche innovation ainsi que les outils financiers de proximité et les capacités de développement de leurs marchés.

    Par ailleurs, il est nécessaire de répartir plus justement les contributions fiscales et sociales des entreprises afin de mieux reconnaitre celles qui produisent et emploient en France, qui sont les plus contributives, et faire jouer une forme de compensation avec celles qui délocalisent et importent et souvent font les deux, tout en étant épargnés. Il est nécessaire également d’avoir une prospective claire et qui est urgente sur le coût de l’énergie, facteur important de compétitivité de nos entreprises et sans doute encore plus déterminant que les coûts salariaux.

    De même il sera indispensable de faire évoluer la place et le pouvoir des salariés au sein des entreprises afin qu’ils puissent peser plus sur les orientations et décisions prises qui doivent être inspirées prioritairement par une stratégie industrielle et non pas par la seule rentabilité financière.


    Il faudrait encore du temps pour développer tous ces aspects, et encore je ne vous ai pas parlé d’Heuliez. C’est pour cela que je souhaite que ce débat soit un départ à un engagement fort et urgent de notre assemblée pour accompagner la mutation de notre industrie, notamment en matière écologique afin de sauvegarder son implantation sur nos territoires et surtout les emplois qu’elle peut encore y développer. Ce sont les conditions de l’espoir.

  • Intervention de Jean GRELLIER : Questions au Gouvernement du 30 novembre

    Filière laitière coopérative, Yoplait
    PDF - 105.6 ko
    texte questions au gouvernement, filière laitière, Yoplait
  • Intervention de Jean GRELLIER dans le cadre de la discussion générale sur le projet de loi sur la Nouvelle Organisation des Marchés de l’Electricité (NOME)

    juin 2010

    Pour lire l’intervention du Député Jean Grellier, cliquer sur le document ci-dessous :

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    intervention discussion générale projet de loi NOME
  • Intervention de Jean GRELLIER en séance publique

    mercredi 8 décembre 2010
    Situation de l’industrie ferroviaire française, mise en place d’une commission d’enquête
  • Mission budgétaire "Economie" dans le cadre de la loi de Finances 2009

    Intervention le 12 novembre 2008
  • Projet de loi de Finances 2009, Agriculture, Pêche, Forêt et Affaires Rurales

    Interventions du mercredi 5 novembre 2008
  • Projet de loi de Modernisation de l’Economie, discussion générale

    2° séance du mardi 3 juin 2008, Intervention du député Jean GRELLIER

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